La finale de Griezmann
Griezmann qui rit, Payet qui pleure, c’est l’image symbolique d’une rencontre où l’OM n’a pas semblé pouvoir se sublimer. Bien sûr, le sort aurait peut-être été plus favorable si Germain n’avait pas dévissé sa frappe en début de match. Ensuite, ce fut plus difficile, on a toujours le sentiment de dominer une équipe de l’Atlético très peu joueuse mais en définitive, elle finit par vous piquer. C’est un scénario immuable depuis que Diego Simeone a pris son destin en main. A notre connaissance, l’entraîneur argentin est le seul dont l’exigence extrême ne crée pas de lassitude ni d’usure. Ses joueurs résistent à tout, encaissent tout sans fléchir. Avec Mourinho, par exemple, l’amour dure deux trois saisons et puis le désamour s’installe inexorablement. Simeone mène la troupe depuis sept saisons, il arrive à en tirer la quintessence alors que jouer au foot sous sa férule n’est pas drôle. Il a quand même la chance d’avoir dans son équipe Antoine Griezmann, petit génie du jeu dont la classe a ébouriffé le Groupama Stadium de Lyon. Il a une santé de fer, le Français, jamais émoussé par un labeur défensif dont il n’est pas exonéré. Sa finesse, son adresse diabolique, sa classe ont embelli un match qui ne restera pas dans les annales. Il mériterait de jouer dans une équipe plus épanouie, il paraît que l’heure du départ est venue, une aubaine pour mieux exprimer un talent extraordinaire. Il a fait mille misères à ses amis marseillais qui n’ont pu être qu’admiratifs devant semblable démonstration. L’OM n’a pas à rougir, la barre était haute, trop haute, Griezmann n’était pas dans le bon camp.