Le dilemme de Zidane
L’entraîneur français est-il un adepte de la méthode Coué  ? Match après match, il entonne le même refrain  :  «  On n’a pas de chance, ça va venir  ». Mais ça ne vient pas. Depuis sa victoire tirée par les cheveux en Coupe du monde des clubs champions le 16 décembre contre la faible équipe brésilienne de Gremio (1-0), le club espagnol n’a pas gagné un match et pointe à 19 points du Barça, une paille. Un comble  : Cristiano Ronaldo n’a marqué que 4 buts depuis la reprise de la Liga en août et ses dernières prestations sont indignes  : il ne cadre plus une frappe, ne réussit plus un dribble. Et plus il rate, plus il tente. Le quintuple Ballon d’Or ne se contente pas d’être impuissant, il contamine ses coéquipiers. Les métronomes Modric et Kroos, remarquables distributeurs, multiplient les mauvaises passes, les turbulents latéraux Carvajal et Marcelo n’arrivent plus à cadrer un centre. Le Real pousse aveuglément, comme si les états d’âme de la diva vampirisaient toute l’équipe. Son ego a pris un rude coup depuis que Neymar appointe à 35 millions d’Euros nets par an et pire, que Messi vient de signer une prolongation de contrat de 4 ans à 50 millions nets par an. Il est, paraît-il, fou furieux. Comment lui, auto-proclamé «  meilleur joueur de tous les temps  », pourrait-il se contenter de 18 millions, une misère  ? Excusez cette digression digne de la presse people mais elle explique en partie un si rude passage à vide. Zidane assiste désarmé à des scènes déroutantes où Cristiano Ronaldo harangue ses coéquipiers pour qu’ils lui donnent un ballon qu’il expédie en sortie de but. Le Français a construit son équipe autour de lui et il ne sait pas quoi faire, alors que le Real fait du surplace. Benzema blessé, Bale tout juste de retour après une longue indisponibilité, on voit mal Zidane écarter Ronaldo qui sèmerait une zizanie indescriptible. Et pourtant…
Une aubaine pour le PSG
Si le PSG rencontrait le Real demain, sur ce qu’on a vu des cinq dernières prestations parisiennes et madrilènes, il n’y aurait pas photo entre une équipe qui joue plutôt bien (parfois très bien) et une autre plutôt mal (parfois très mal). Le Real a 27 jours pour prendre une décision radicale  : soit il augmente de manière substantielle le Portugais caractériel –mais il va avoir 33 ans dans une semaine- afin de lui redonner le sourire, soit il fait une croix dessus. Mais dans tous les cas de figure, en si peu de temps, le Real saura-t-il redevenir l’équipe conquérante qu’elle était ces dernières saisons  ? Peut-être, un petit mois, ça semble très court mais en football, c’est long. Parfois, une bête blessée peut devenir dangereuse. Tous ces atermoiements ne peuvent quand même que servir le PSG. A lui d’en profiter et de jouer sa carte à fond.