La responsabilité du PSG
Le diagnostic est sans doute un peu sévère car il y eut plutôt du rythme et de l’intensité mais ce fut comme un trompe-l’oeil pour masquer les insuffisances techniques et tactiques. On ne saurait équitablement répartir la responsabilité de ce pétard mouillé. Non, les Parisiens peuvent en endosser la responsabilité. Comme s’ils avaient peur des contres monégasques, ils ne se sont jamais découverts et ont joué avec le frein à main. En dehors du pénalty généreux dont ils ont bénéficié pour ouvrir la marque, ils n’ont guère eu l’occasion de faire douter une défense de Monaco très sereine. Leur plus dangereux attaquant fut le latéral belge Meunier, qui gagne à être connu. Cavani manqua considérablement de soutien, Thiago Motta et Matuidi se contentant de soutenir Thiago Silva et Marquinhos en défense. L’absence de Verratti est une circonstance atténuante mais ne peut à elle seule expliquer tant de frilosité. Emery a beau seriner qu’il est un adepte de Bielsa et de Guardiola, on n’est pas obligé de le croire, il n’a pas dû bien apprendre les leçons. Le bloc parisien est désespérément    bas et, à vrai dire, on ne cerne toujours pas où veut en venir l’entraîneur espagnol. Peut-être qu’en osant un peu plus, en forçant sur les contres, les Monégasques se seraient imposés. Ils s’en sont tenus à un plan comptable : 1 point à Paris, c’est pas mal.

Promotion ratée
Cette rencontre eut donc comme un goût d’inachevé. La Ligue Nationale de Football avait fait un geste en offrant la retransmission télévisée à 171 pays. Elle voulait faire la promotion de ce qu’elle peut imaginer de mieux pour attirer une nouvelle clientèle alors même que les droits à l’export de la Ligue 1 stagnent sinistrement à 30 millions d’Euros par an. Pas sûr qu’un Japonais ou un Islandais qui ait vu ça ait très envie d’y revenir. Il ne faut jamais trop attendre des grandes affiches.