26/05/2010 - Salif Keita : « Le jeu avant l’enjeu »
En Afrique du Sud, j’ai envie de voir du beau football. Pour moi, football rime avant tout avec spectacle, comme le font souvent les joueurs de mon continent. J’attends beaucoup de buts, des une-deux, des talonnades, des dribbles. J’aimerais voir des matches dont on se rappellera longtemps. Moi, je n’ai pas oublié les parties fabuleuses disputées lors du Mundial mexicain de 1970.La finale Brésil-Italie, bien sûr, mais aussi la demi-finale
Allemagne-Italie. Je souhaite que plusieurs équipes pratiquent un
football digne de cette Coupe du monde 1970, de l’Ajax d’Amsterdam de
Johan Cruyff ou du FC Barcelone de Guardiola, vainqueur de la dernière
Ligue des champions d’Europe, qui m’a enchanté.

A cette époque, le jour de repos des écoles, c'était jeudi. Je
flemmardais consciencieusement sauf un jeudi par mois, quand le "Miroir
du Football" paraissait. Mon père devait me réveiller scrupuleusement à 9
heures. 
En ce début d'année 2010, les problèmes les plus dangereux pour le jeu,
donc pour le foot, demeurent et se développent : l’anti-jeu, la
tricherie et la corruption.