Paris, une première fois par François Sorton

Paris, une première fois par François Sorton
Paris Saint-Germain-après Reims, Saint-Etienne, Monaco, Marseille- sera donc le cinquième club français à disputer une finale de Ligue des Champions. Mais il sera le premier de l’histoire de la compétition à le faire sous une double nationalité Franco-Qatari ou Qatari-Française comme l’on voudra. C’est assez drôle, sinon rocambolesque, une acrobatie de la globalisation. Le temps n’est pas si lointain où une finale de Coupe d’Europe opposera le Qatar à Abou Dhabi, propriétaire de Mancheste City.

Cinquantenaire
C’est l’année de son cinquantenaire que les Parisiens auront donc le privilège de pouvoir accéder au bonheur suprême. Les souvenirs affluent spontanément, cette équipe de fanfarons en seconde division entraînée par Robert Vicot puis Juste Fontaine, ses deux feux follets ailiers antillais Dossevi et André qui servaient comme à loisir François M’Pelé qui allait devenir un si grand avant-centre couvé par Daniel Hechter.

Evacuons vite cette parenthèse pour dire qu’on ne voyait pas le PSG grimper si haut le 18 février après une si mièvre prestation à Dortmund où la défaite 2-1 aurait pu se transformer en cauchemar si les Allemands avaient été plus adroits. Le retour fut plus encourageant (2-0) et après un long confinement, les Parisiens sont arrivés à Lisbonne en conquérants du huis clos. Après un match tout juste passable contre l’Atalanta Bergame, ils sont montés en puissance pour punir sévèrement Leipzig (3-0) méconnaissable par rapport à sa victoire contre l’Atletico Madrid. Les Allemands avaient tout donné et étaient totalement à court d’arguments. Les Parisiens ont joué à leur main avec une certaine maîtrise et beaucoup d’assurance.
Vivement Verratti
Leur milieu de terrain –Marquinhos-Herrera-Paredes- n’est pas très créatif mais il fut sobre, appliqué. Il n’en a pas rajouté dans sa fonction de beaucoup travailler pour mettre sur orbite un trio intenable et inégalable Di Maria-Neymar (qui a beaucoup décroché)-Mbappé qui a semblé terroriser une défense allemande bien fragile et assez passive. Verratti, c’est une très bonne nouvelle, a pu jouer quelques minutes. Pour rejoindre Marseille au palmarès, l’Italien pourrait être un atout majeur. Le PSG nous évoquait hier soir un peu Liverpool avec son milieu de terrain assez fruste techniquement mais à l’incessante activité pour faire briller Salah, Firmino, Mané. On sait comment ça s’est terminé pour les Anglais l’an passé…