Car si le Miroir du Football de François Thébaud démarra à ce moment là, ce fut aussi l’avènement d’Anderlecht, fer de lance de la défense en ligne et d’une certaine idée du football, et référence du Miroir pendant ces années de disette où le football français de Verriest et Guérin ne nous donnait pas beaucoup de plaisir.
Marseillais de seize ans débarquant à Paris, je fus émerveillé par cette équipe au Tournoi de Paris qui emballa le spectacle avec un 5 – 2 retentissant en balayant  le Borussia de Dortmund (1964).
En 1962, en   Coupe des clubs champions, le RSCA de Pierre Sinibaldi joua contre   le grand Real de Madrid de Di Stefano et Puskas, quintuple vainqueur de la compétition entre 1956 et 1960.
Match aller avec un 3 à 3 à Santiago Bernabéu qui va surprendre l’Europe, et victoire des Belges au match retour 1-0, sur un  but de Joseph Jurion.
L’équipe de Belgique adopta aussi la tactique du 4 – 2 – 4 avec défense en ligne d’Anderlecht pour s’imposer régulièrement contre la France avec des démonstrations de football qui enthousiasmaient le public et le Miroir du Football.
Le 30 septembre 1964, face aux Pays-Bas   à Anvers, le sélectionneur belge Constant Vanden Stock aligna au coup d’envoi dix joueurs d’Anderlecht en 4 – 2 – 4 ( Heylens, Plaskie, Verbiest, Cornelis -Jurion, Hanon – Stockman, Devrindt, Van Himst, Puis), puis onze après le remplacement à la mi-temps du gardien de but   Delhasse par   Trappeniers.
Le décès accidentel du merveilleux Laurent Verbiest fut hélas le début de la fin de cette belle aventure.
Jean Prouff transformera le Stade Rennais en s’inspirant de cette équipe Belge, qui jouait la défense en ligne à la perfection.
Nantes avec Arribas sera aussi influencé, et Just Fontaine prendra en main l’équipe de France en 1967 durant deux matches en utilisant ces principes.
Il faudra penser à ça mardi sur le coup de 20 heures, en se rappelant notre jeunesse.
Et comme le titre d’un célèbre film Italien, Nous Nous Sommes Tant Aimés.